Exit Site

Nature changeante de l’espoir

La famille et les amis d’une personne disparue peuvent s’attendre à éprouver toute la gamme des émotions; ils peuvent ressentir de la frustration, de la culpabilité, de la colère, de l’impuissance, du désespoir et de l’espoir, entre autres.

L’espoir est une émotion qui peut s’avérer difficile à vivre lorsque l’être cher n’a toujours pas été retrouvé.

Nous avons tendance à penser que les proches qui nourrissent de l’espoir croient que la personne disparue rentrera à la maison saine et sauve. Pour certains, c’est exactement le cas. Par contre, pour d’autres, l’espoir peut revêtir différentes significations :

Diverses facettes de l’espoir

Chaque membre de la famille et chaque ami vit à sa propre façon la disparition inexpliquée de l’être cher. Chacun d’eux est susceptible d’éprouver des sentiments différents et de ne pas partager ce que les autres croient qu’il faille faire. Il en va de même pour l’espoir. Même si certains d’entre eux peuvent réagir de la même façon, il n’est pas rare que chaque personne touchée par la disparition espère des choses différentes.

En fait, ce que les proches espèrent change probablement avec le temps. L’espoir est variable et divers facteurs peuvent l’influencer, dont les suivants : le temps écoulé depuis la disparition, les renseignements disponibles, vos convictions intimes, votre degré de résilience, votre santé physique et votre réseau de soutien. L’espoir peut également prendre diverses formes, selon ce que vous savez de la personne disparue et ce que vous croyez au sujet de ce qui lui est arrivé.

Ce que vous pouvez faire

Si vous accompagnez un proche d’une personne disparue, il est utile de vous rappeler que l’espoir est un sentiment personnel. Vous devriez donc accepter les espoirs de ce proche plutôt que de les juger.

Cela ne signifie pas que les accompagnateurs qui offrent leur soutien devraient craindre de discuter des espoirs de ce proche et des raisons pour lesquelles il les entretient.

En parlant de ses espoirs, le proche peut révéler comment il compose avec la disparition. En créant une ambiance de sécurité dans laquelle le proche ne se sent pas jugé, vous pourriez l’aider à se sentir suffisamment à l’aise pour vous faire part de ses pensées et de ses sentiments. La conversation ne devrait jamais être contrainte. Permettez à votre interlocuteur de parler à son rythme.

À mesure que le temps passe depuis la disparition, il faudra peut-être que les membres de la famille cessent d’espérer que la personne disparue rentrera à la maison. Cela risque d’engendrer des sentiments de culpabilité chez les membres de la famille qui peuvent avoir l’impression d’abandonner la partie. Dans cette éventualité, rassurez-les en leur disant qu’il s’agit d’un mécanisme d’adaptation très fréquent et que cela ne signifie nullement qu’ils ont cessé d’aimer la personne disparue ou qu’ils ne veulent pas son retour.

Ce document a été dévélopé par la CCIMA à des fins d’information générale (12/2012).