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Lignes directrices pour travailler avec les médias

Les médias peuvent s’avérer un puissant outil permettant de demander l’aide du public afin de retrouver un adulte disparu. Les suggestions suivantes s’adressent aux personnes qui possèdent peu d’expérience auprès des médias.

  1. Le choix de parler ou non aux médias vous revient. Si vous décidez de leur parler, il faut absolument comprendre que vous aurez peu de contrôle sur le contenu des reportages et sur la façon dont la disparition est présentée au public.
  2. Considérez tout ce que vous dites comme une «déclaration officielle» et non confidentielle. Prenez le temps voulu pour préparer l’entrevue afin de bien réfléchir aux renseignements que vous voulez rendre publics. Vous pourriez désigner un porte-parole de la famille afin de livrer des messages cohérents aux médias.
  3. Si l’on craint que la disparition de l’être cher est lié à un acte criminel ou qu’il a eu lieu dans des circonstances suspectes, la couverture médiatique risque d’avoir une incidence sur l’enquête et éventuellement, d’avoir des répercussions sur une poursuite criminelle. Il est important de consulter la police avant de parler aux médias afin de confirmer quels renseignements vous pouvez rendre publics ou garder secrets. Demandez aux policiers s’ils aimeraient participer à l’entrevue.
  4. Choisissez prudemment les renseignements que vous divulguez dans les médias sociaux puisque les journalistes peuvent y accéder et les publier. Ne partagez jamais vos renseignements personnels ni votre numéro de téléphone dans Facebook ou d’autres sites Web lorsque vous sollicitez de l’information au sujet d’une personne disparue. Utilisez plutôt les numéros sans frais d’Échec au crime ou du service policier chargé de l’enquête.
  5. Il peut être difficile de protéger votre vie privée. Lorsque les médias font des reportages sur la nature et les détails de la disparition, ces renseignements font partie du domaine public.
  6. N’oubliez pas que les médias peuvent faire à leur gré des reportages sur une personne disparue, sur les circonstances de sa disparition, sur l’issue des recherches, sur l’enquête policière et la poursuite criminelle (le cas échéant), et ce, n’importe quand. Cela comprend lors d’anniversaires et lorsque des événements similaires surviennent dans votre communauté. Ces reportages peuvent prendre les familles par surprise des mois, voire des années plus tard.
  7. L’intérêt des médias et leur couverture varient d’une affaire à l’autre et diminuent nécessairement avec le temps – particulièrement lorsqu’il n’y a pas de nouveaux développements. La quantité des reportages dépend de ce que les journalistes jugent «digne de défrayer la manchette» et des actualités en cours qui se disputent la couverture à un moment donné.
  8. Le ton de la couverture médiatique peut changer du jour au lendemain. Par exemple, les médias peuvent dépeindre la personne disparue de façon positive au début mais tout à coup, la couverture peut prendre une tournure plus négative. Si la personne disparue souffre de problèmes psychologiques ou de toxicomanie, ou bien si elle a un casier judiciaire, les médias risquent de blâmer la personne disparue ou les membres de sa famille pour ce qui lui est arrivé.

Si vous avez l’impression qu’un média vous a traité ou a traité l’être cher disparu de façon injuste ou négative, vous pouvez communiquer avec le rédacteur en chef ou le journaliste pour lui demander de publier un rectificatif.

La nature de l’intérêt des médias

Les familles de personnes disparues doivent se préparer à l’éventualité que les médias ne publient pas la nouvelle concernant l’être cher.

Même lorsque la couverture médiatique a été abondante, la famille et les amis doivent se rendre compte qu’il est difficile de soutenir l’intensité de cette couverture à mesure que le temps passe.

Adapté de la publication « SI LES MÉDIAS VOUS APPELLENT: GUIDE À L’INTENTION DES VICTIMES D’ACTES CRIMINELS ET DES SURVIVANTS » développés par le Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes, mars 2012.